Neverending Nightmares

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J’aimerais bien moi aussi pouvoir parler de jeux remplis de zizis et tout ça, mais ce ne sera malheureusement pas le cas. On va plutôt s’intéresser à Neverending Nightmares, un jeu d’horreur psychologique développé par Matt Gilgenbach et son studio Infinitap Games qui vient de débarquer sur Kickstarter.

Autant dire tout de suite qu’on a vu plus marrant que Neverending Nightmares, puisqu’il est notamment inspiré par la lutte permanente de son créateur contre les troubles obsessionnels compulsifs et la dépression. Nous avons donc droit à un univers très fortement influencé par l’oeuvre de l’illustrateur américain Edward Gorey – et il faut admettre que la ressemblance entre les screenshots et les créations de Gorey est assez frappante -, représenté par des graphismes à l’effet crayonné, uniquement en noir et blanc. Seuls les objets importants auront droit à de la couleur, de même que le sang le sera afin d’accentuer la violence du jeu. Mais même si le style choisi penche clairement vers l’utilisation de la 2D, Neverending Nightmares bénéficie de techniques très avancées issues de la création 3D, notamment au niveau des effets de lumière qui reçoivent un soin tout particulier de la part d’Infinitap Games.

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Grâce à son nom, Neverending Nightmares en dit déjà long sur son histoire. On y suivra un homme qui ne cesse de se réveiller dans un cauchemar, à chaque fois différent. Il faudra bien sûr réussir à en sortir, mais ce ne sera que pour replonger à nouveau. Qui dit cauchemar dit également monstres en tout genre, mais Gilgenbach préfère que le joueur suive une progression proche des premiers Alone in the Dark ou d’Amnesia: The Dark Descent, à savoir qu’il sera préférable d’éviter la confrontation aussi souvent que possible. Le tout sera jouable grâce à des contrôles très simples, puisque hormis les touches de déplacement, un seul bouton sera utilisé pour interagir avec l’environnement : l’ambition du studio pour toutes ses créations est qu’elles soient tout simplement jouables avec une manette de NES, pour vous donner un ordre d’idée.

Le jeu sera également doté d’un système narratif évoluant en branches autonomes dans lesquelles nous progresserons en fonction de la manière nous achèverons chacun des cauchemars. Chacune de ces branches amène à une fin différente qui influencera forcément la réalité dans lequel notre héros finira par se réveiller. Du fait de ce choix de narration, mais également pour éviter que la tension procurée par Neverending Nightmares – et nul doute qu’elle sera là, à en voir le trailer et les screenshots – ne s’épuise à cause de parties trop longues, ces dernières n’excéderont pas une durée de trois heures. Mais bien entendu, la rejouabilité sera au rendez-vous afin de découvrir toutes les fins possibles.

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Inutile de préciser que le jeu ne conviendra pas à tout le monde au vu de son caractère extrêmement dérangeant. Mais je dois admettre, alors que ce genre de jeu ne m’attire absolument pas, que Neverending Nightmares a du potentiel et qu’il saura sûrement se faire une belle place auprès des grands noms du jeu d’horreur. Pour ceux qui voudraient s’en convaincre, une version de démonstration est disponible pour Windows. Pas d’inquiétudes pour les autres, le jeu verra aussi le jour sur Mac et Linux, ainsi que sur la Ouya – qui s’est d’ailleurs engagée à doubler la somme reçue si la campagne est un succès. Pour permettre la sortie du fin 2014 pour la Ouya et début 2015 pour les autres plateformes,  Infinitap Games a lancé une campagne Kickstarter pour une somme de 99000$, ouverte jusqu’au 29 septembre. Un vote Greenlight est également en cours, alors n’hésitez pas à aller soutenir cette perle en puissance !

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On raconte que les membres de la secte Indius ne sortent que les soirs de pleine Lune pour dévorer l'âme des gens qui mettent encore un S à jeux vidéo.