Slime Rancher, exploitation animale et kawaii

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Quand je croise sur le net l’une de ces vidéos dégoûtantes montrant le calvaire vécu par le bétail avant de finir dans nos assiettes d’occidentaux jamais contents, je suis le premier à prendre le parti de ces pauvres bêtes. Et pourtant, même si je sais que c’est mal, quand je joue à Slime Rancher, je fais tout le contraire. Je passe mon temps à parquer des bêtes dans des enclos et j’adore ça.

Bon, l’avantage ici, c’est que les bêtes en question (des slimes multicolores) ont l’air d’aimer ça aussi. Le principe de Slime Rancher est de collecter puis enfermer des slimes de différentes couleurs dans des enclos, de les nourrir et de récupérer leurs déjections que l’on revendra en s’appuyant sur le cours de la bourse. Ce n’est pas beau du tout, c’est même sacrément moche. Certains y verront même une belle allégorie de l’exploitation animale du 21ème siècle, maquillée derrière un style kawaii pétillant qui excuse tout.

Ça fait pouic pouic, ça fait floc floc et c’est super mignon. Slime Rancher ressemble de loin à tous ces jeux Facebook chronophages où il faut grinder pendant des heures pour débloquer du contenu et grinder toujours plus avant de mettre la main au portefeuille, mais en l’essayant pendant quelques heures, j’ai été agréablement surpris. La boucle de jeu ne casse pas des briques, c’est très répétitif, mais le grind est très agréable. On passe le plus clair de son temps à ramasser des slimes de différentes couleurs et types pour les mélanger et créer les étrons (vraiment) les plus chers et amasser du blé pour aménager son ranch.

Slime Rancher n’est certainement pas un jeu qui vous occupera sur de longues sessions de plusieurs heures, mais il est plutôt apaisant de faire un tour de temps en temps dans son ranch et d’observer des petites boules s’agiter joyeusement dans des enclos. La version actuelle du jeu (sur Steam) contient un bon morceau de ce que proposera la moulure finale, le développeur promettant d’ajouter de nouveaux slimes, zones et bidules à fabriquer pour faire passer le temps. Sortie prévue fin 2016.

Dans la vie, je m'ennuie. Du coup, j'écris des bêtises sur des jeux qui n'intéressent personne. Pour suivre mes aventures, ça se passe sur Twitter. Tu peux boire mes paroles, mais évite de t'étouffer.