Spintires

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Vous en avez marre de suivre ces bandes de goudron monotones dans Trucks & Trailers et vous vous êtes toujours demandé ce qu’il y avait dans ces forêts que vous longiez au bord de l’autoroute dans Euro Truck Simulator 2 ? Spintires va vous faire découvrir la vie d’un camionneur, un vrai.

Ahhh, la nature pure et sauvage, de l’air délicat rempli de fragrances boisées, le soleil couchant inondant le firmament de son aura écarlate, et en plein milieu de ce tableau mirifique, le doux bruit d’un moteur 730 chevaux. Ouais, Spintires c’est pas vraiment un truc tranquille d’écolo, mais plutôt le film Le Salaire de la Peur transposé en jeu vidéo.


Développé par Oovee Game Studios, ce projet est né d’une participation à un concours technique, le Level Up Intel Game Demo Challenge, édition 2009. Spintires a fini 1er dans la catégorie du jeu le plus optimisé pour les processeur multi-coeurs Intel et 2ème dans la catégorie du jeu le plus adapté aux chipsets graphiques Intel. Concours essentiellement technique, qui met donc en avant le skill technique des différentes équipes, au détriment du gameplay ou de l’aspect purement graphique. Ce qui n’a pas empêché Oovee de nous sortir un jeu de simulation enrichi d’un concept intéressant et assez prenant.

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Le principe parait relativement classique et déjà exploité par le passé : vous contrôlez un gros camion qui doit livrer un chargement à un point donné. Mais là où Spintires innove, c’est l’univers dans lequel vous allez conduire : les années 80 et la Nature avec un grand « N ». Ici, pas de goudron, pas d’autres automobilistes, pas de feux rouges, la conduite se fait dans des chemins de forêts étroits ou sur des routes de montagnes escarpées. Vous êtes littéralement livré à vous-même et votre pire ennemi sera… La boue. En effet, Spintires exploite un concept technique assez particulier, l’évolution du terrain suite au passage des roues.

À l’instar du Geo-Mod de Red Faction – un moteur physique qui permettait de détruire l’environnement – les routes du jeu possèdent la propriété de se déformer selon leur propriété physique. Un chemin de terre caillouteux sera par exemple assez stable, alors qu’un terrain humide aura tendance à faire de la boue. La moindre erreur de conduite et c’est donc l’embourbement assuré.

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L’équipe de développement offre par ailleurs la possibilité de tester une demo technique du jeu, graphiquement très séduisante avec un cycle jour/nuit assez maîtrisé, dans laquelle deux types de véhicules sont disponibles : un énorme camion tout terrain et un 4×4. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeu est pour le moment assez élitiste. La physique du jeu (gérée par le célèbre moteur Havok) est assez réaliste et on se rend vite compte qu’il ne faut pas foncer comme un assassin.

En fait, vous devrez vraiment « penser » votre conduite : est-ce que cette zone de boue est passable sans s’embourber ? Si non, est-il possible de transférer une partie de la puissance du moteur sur d’autres roues afin de compenser ? Avant de se lancer, un autre itinéraire est-il envisageable ? Bref, la conduite est précise et se fait au vraiment au millimètre dans certaines zones.

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Heureusement les développeurs annoncent beaucoup d’accessoires qui pourront nous aider dans cette nature hostile, comme un turbo pour le moteur, une direction améliorée, des roues motrices en plus… Tout un tas d’améliorations déblocables grâce à des points de skill attribués à chaque fin de course, variant selon la conduite ou l’état du chargement. Dans la version finale du jeu, on aura aussi droit à une vraie aventure, des éléments de gameplay ajoutés, de nouveaux véhicules ainsi que des environnements plus variés. Tout cela sera possible si le jeu réussi sa levée de fond sur Kickstarter, déjà bien avancée puisqu’il manque à peine 1500 £ pour compléter l’objectif initial de 40.000 £.

Je mange casual, je chie arcade, je dors indé.