Radical Heroes : Crimson City Crisis

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Vous êtes prêts à faire partie des Power Rangers ? À être la cinquième tortue ninja ? À martyriser des clowns et des ours bleus géants ? Dépoussiérez votre manette de Mega Drive, c’est dans Radical Heroes que ça se passe.

 

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Pas de chance

Première création de Mad Unicorn Games, Radical Heroes est un beat’em all très arcade et qui arbore fièrement une esthétique old-school. Il est déjà disponible sur Desura et IndieGameStand pour la modeste somme de 3€ en version alpha, et le jeune studio a également décidé de tenter sa chance dans le grand bazar qu’est Greenlight. Eyeclopse, un méchant intergalactique (très méchant donc) choisit par le plus grand des hasards Crimson City comme première ville à contrôler. C’est alors à nous que revient la tache de coller des mandales à des ninjas. Rien de bien difficile, on retrouve les habituels boutons pour le saut, le coup de poing, le coup de pied et celui pour parer. Enfin on sait bien que parer c’est pour la forme, ce qu’on veut c’est casser des jambes.

 

C’est sans espoir

indius-radical-heroes-02Avec l’argent des mecs qui gisent maintenant dans le caniveau, il est possible d’obtenir des coups spéciaux, des armes et des potes qui se battront à nos cotés. Faire équipe avec Robocop pour 400 $ c’est la classe quand même. Néanmoins le contenu manque encore du coté des ennemis : Radical Heroes nous en propose régulièrement de nouveaux qui finalement auront le même comportement que les précédents (y compris les boss), et aucun n’aura la présence d’esprit de venir avec une batte de baseball malgré la quantité de corps qu’on a laissé derrière nous. De plus l’équilibrage ne semble pas encore avoir été travaillé puisque des points d’expérience nous rendent peu à peu plus forts sans que les méchants en fassent de même, ce qui leur coûte rapidement leurs dents face à n’importe quel joueur capable de spammer les boutons d’attaque.

 

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Latter des culs, c’est rigolo

Cette alpha offre environ deux heures d’aventure linéaire, un choix qui peut étonner quand on voit la structure de l’environnement, tout en parcelles carrées, qui autoriserait aisément une génération aléatoire et donc une durée de vie potentiellement infinie comme on en voit tant dans le paysage actuel du jeu vidéo indépendant. En l’état, Radical Heroes peut divertir tout amateur de beat’em all grâce à une prise en main fun et accessible, de l’humour, de la musique sympa et un style visuel assez réussi malgré l’impasse faite sur les animations. En revanche il ne semble pas avoir le potentiel pour succéder à Street of Rage, et ce n’est pas sa volonté. Pour ça, on aura peut-être plus de chance avec Mother Russia Bleed

Impressions

Impressions Radical Heroes : Crimson City Crisis : Bon Bon

Bien que le jeu soit encore au stade de l'alpha, il est assez clair que les intentions de Mad Unicorn Games sont modestes et que Radical Heroes se veut simplement être un jeu amusant, plein d'action et à la prise en main immédiate. Nul doute qu'il reste encore des améliorations à apporter pour vraiment atteindre ce but, notamment dans l'équilibrage et la variété des ennemis. On encouragera sans problème ceux qui sont séduits à débourser les trois euros nécessaires pour s'offrir ce titre, mais d'attendre pour cela la version définitive étant donné le contenu assez léger proposé actuellement.

Bientôt, des chèvres à l'uranium vont nous forcer à fuir dans l'espace. Pour éviter ça, mange des bananes et dis à ta mère de me suivre sur Twitter. Fais-moi confiance, je viens du futur.