Besiege

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Il y a quelques jours sortait sur Steam l’alpha d’un certain Besiege, qui avait préalablement fait pas mal de bruit sur IndieDB. Pour le moment très apprécié des joueurs, le premier jeu du studio Spiderling leur propose de devenir un ingénieur du dimanche pour bidouiller des machines de siège. La rédaction enfile pour vous son casque de chantier et s’essaye à ce joyeux bordel.

 

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Kerbal Siege Program

Besiege, c’est avant tout un jeu de construction. En effet, une fois lancé dans l’un des Royaumes à conquérir, le joueur doit se creuser les méninges pour résoudre différentes situations uniquement à la force de son marteau. Avec son style graphique sobre et épuré, le jeu va droit au but et n’affiche que l’objectif. Dans la version actuelle du jeu, il s’agit principalement de détruire des trucs afin d’accéder à la zone suivante. On dispose pour cela d’un certain nombre de pièces, mais tout commence avec le Source Cube. C’est autour de ce petit cube bleu que se bâtira la machine de siège qui servira – ou non – à terminer le niveau. Les pièces de construction se divisent en différentes catégories accessibles en bas à droite, des blocs de bois basiques aux pistons et leviers. Lors des premières sessions de jeu, après avoir mis une heure à construire une boîte de conserve qui roule droit, je me suis surpris à imaginer toutes sortes de pétoires volantes qui feraient rougir De Vinci. Heureusement, l’éditeur en jeu est simple comme bonjour et les développeurs ont même pensé à créer un niveau Bac à Sable où le joueur peut jouer le laborantin fou sans aucune limitation. Mention spéciale à l’outil de paramétrage individuel, qui permet de modifier les propriétés de chaque mécanisme complexe et d’y assigner n’importe quelle touche du clavier.

 

Le cul entre deux sièges

indius-besiege-02Mais au-delà d’un éditeur à l’image des bouteilles de lessive Skip – Petit Mais Puissant, c’est l’interactivité entre les différents éléments et l’intelligence de certaines énigmes qui font la force de Besiege. Là où certains se seraient contentés de créer un mode libre en attendant que les joueurs fassent le travail, les gars de chez Spiderling ont imaginé une poignée de situations variées qui amènent le joueur à renouveler son arsenal de guerre. Scies circulaires, lance-flammes et boulets de canon, il y a de quoi faire. Après avoir construit un petit bolide pour passer les premiers niveaux, on est rapidement amené à faire tout autre chose pour passer les remparts suivants. Certains murs ne peuvent être détruits qu’avec des bombes, qui menaceront de faire brûler votre machine si vous ne les maîtrisez pas. Toute construction peut se retourner contre son inventeur, et ce à tout moment. Un niveau demande par exemple au joueur de ramasser puis de déposer deux minerais de fer venus se fourrer n’importe où dans le niveau. Pour ce faire, j’ai d’abord construit une machine terrestre avant de m’apercevoir qu’un minerai avait été gentiment disposé en hauteur par un méchant stagiaire de l’équipe de développement. Son esprit perfide n’ayant pas eu raison de mon ingéniosité, j’ai directement adapté ma méthode d’approche à l’environnement en ajoutant des ailes à ma bécane. Mais en ramassant les minerais par la voie aérienne, j’invite à ma table un adversaire redoutable : la gravité, qui peut briser les poutres soutenant la structure de mon engin si le poids levé est trop important. Dans Besiege, à défaut d’être pris par la main, il faut penser à tout.

Impressions

Impressions Besiege : Très Bon Très Bon

Je commence à tomber à court de jeux de mots, alors on va conclure ici. En l'état, Besiege est déjà très prenant. Simple mais exigeant, il devrait plaire aux amateurs de jeux de construction qui n'ont pas envie de se salir les mains avec des mécaniques trop complexes. Il ne propose qu'une dizaine de niveaux, mais chacun d'entre eux donne une idée de la diversité que risque de proposer la version finale (5 mondes, une Lune et un Bac à Sable), surtout si celle-ci est soutenue par un Workshop et un éditeur de niveaux. Les plus téméraires peuvent déjà passer leur temps dans le mode Bac à Sable, alors autant l'acheter pendant qu'il est à 7 dollars.

Dans la vie, je m'ennuie. Du coup, j'écris des bêtises sur des jeux qui n'intéressent personne. Pour suivre mes aventures, ça se passe sur Twitter. Tu peux boire mes paroles, mais évite de t'étouffer.