[PGW2014] Narcosis

indius-narcosis-header

La Paris Games Week, c’était aussi l’occasion de pouvoir participer à la Game Connection, le coté « pro » du salon, loin des grands shows bruyants. Ambiance champagne, cookies et costards. Certains indépendants étaient tout de même de la partie puisque sont organisés les Game Connection Developement Awards, un concours qui récompense les meilleurs jeux selon différentes catégories. Si Narcosis n’a rien gagné, son concept reste néanmoins très prometteur.

 

indius-narcosis_01

20.000 lieues sous l’horreur

Si vous aviez toujours rêvé de pouvoir incarner Ed Harris du film The Abyss, les français de chez Honor Code ont exaucé votre souhait. Initialement débuté comme un projet de fin d’étude par un groupe d’élèves de l’ENJMIN, Narcosis a pris de l’ampleur pour finalement entrer dans un développement plus professionnel. Perdu à des kilomètres sous la surface d’un océan, le jeu vous met dans la peau d’un ouvrier en scaphandre qui s’est retrouvé isolé à la suite d’une catastrophe ayant détruit la base sous-marine de recherche dans laquelle il travaillait. Heureusement pour vous, votre combinaison a été conçue pour résister à des pressions énormes et c’est un véritable mini sous-marin bardé de haute technologie qui vous sert de seconde peau, vous n’aurez donc pas grand chose à craindre de l’extérieur. Vous restez malgré tout humain, et un humain ça doit respirer. Et quand ça panique, les réserves s’épuisent rapidement, surtout quand des trucs suspects vous frôlent à toute vitesse ou que les ténèbres du plancher océanique vous oppressent.

 

Ouvre tes chakras et respire tranquille

indius-narcosis_04La démo de Narcosis présente sur le stand de Honor Code nous invitait à prendre part au tout début de l’aventure et faisait office de tutoriel. Avec un Oculus Rift DK2 et un casque audio vissés sur la tête, autant vous dire que l’excitation initiale a vite fait place à un malaise assez perturbant. Lâché dans un noir d’encre que seule les lumières du casque arrivent à percer sur une courte distance pour révéler un chemin hasardeux et parsemé de poissons inquiétants, la voix grave du scaphandrier que l’on incarne se laisse aller au désespoir en expliquant que l’air va vite manquer, que la station est perdue et que de toutes façons, c’est la fin. Un peu déstabilisé par toutes ces perspectives peu rassurantes, on continue tout de même la progression en regardant fébrilement les jauges d’oxygène descendre en flèche. Plus le temps avance, plus le scaphandre qui paraissait jusqu’à maintenant protecteur se transforme lentement en cercueil high-tech.

 

indius-narcosis_07

Un jeu designé pour l’Oculus Rift

Par chance, la catastrophe qui a détruit la station a également éparpillé quelques débris un peu partout et notamment des bonbonnes d’oxygène qu’il suffit d’approcher pour refaire le plein. La suite de la démo de Narcosis fait place a un peu de gymnastique, puisqu’il va falloir franchir quelques canyons à l’aide des thrusters que comporte le scaphandre. Ceux-ci étant prévus pour fonctionner seulement par à-coups, il faudra bien calculer le point de chute pour éviter de finir encore plus bas et d’arriver aux limites de résistance de la combinaison. Plus loin, on finit enfin par apercevoir une silhouette ressemblant à un autre scaphandre. À peine le temps de s’approcher plein d’espoir puis de se rendre compte que le casque est percé et qu’une tête ensanglantée en émerge, qu’un énorme poisson sorti tout droit d’une encyclopédie des horreurs sous-marines se jette sur nous. Armé d’un simple couteau, les coups portés n’arrivent qu’à le faire fuir… temporairement. En attendant, cette montée de stress nous a fait perde une bonne partie de l’oxygène et il faut impérativement se remettre en route pour chercher des réserves. La démo s’arrête alors que l’on pénètre dans un sas d’entrée apparemment préservé de la catastrophe et qu’un gigantesque poulpe s’enroule autour de la structure. L’Oculus retiré, on reprend difficilement pied avec la réalité et cette ambiance de Paris Games Week devient tout à coup chaleureuse et réconfortante. Narcosis fait de l’effet, et pas qu’un peu.

Impressions

Impressions [PGW2014] Narcosis : Très Bon Très Bon

À défaut de nous émerveiller avec toutes les étrangetés des fosses abyssales, Narcosis semble vouloir explorer le coté angoissant et peu rassurant de ces grandes profondeurs. À mi-chemin entre le jeu d'horreur et d'exploration, c'est une belle surprise immersive que nous livre le studio Honor Code. Les développeurs nous disent néanmoins vouloir synchroniser la sortie du jeu avec celle de l'Oculus Rift, il va donc falloir attendre un petit bout de temps avant de continuer cette aventure qui entend redonner un peu de fraîcheur glaciale au jeu d'horreur.

Je mange casual, je chie arcade, je dors indé.