BOMB: Who let the dogfight ?

Rapport du 19 Août 2015, avant-poste de la rédaction – Officier de service : Sergent Cule – Heure 0135 : Le major Noddus vient de me remettre un ordre de mission. Au début du mois, un objet volant non-identifié aurait été aperçu sur Steam. Les français de La Moustache Studio en seraient à l’origine. Nom de code : BOMB. Les ordres sont clairs : récolte d’informations et interception. – Fin du rapport

 

Super Balourd

Indius-BOMB-01Bomb : Who let the dogfight ? ou BOMB pour les intimes est une simulation aérienne qui nous propose de suivre les aventures de Marcel Gaston dit “La Moustache”. Ancien aviateur émérite, Marcel est aujourd’hui pilote à louer sur la petite île de Majita. La Moustache est un bon français bien de chez nous : bourrin, gueulard, vantard, sexiste et porté sur le gros rouge qui tâche, dans une autre réalité Marcel aurait pu être chauffeur de taxi parisien. C’est d’ailleurs son amour du Bordeaux qui les entraînera lui et son mécano Takeshi dans de sombres histoires, allant d’une rivalité entre mafieux à la libération d’une île par des résistants. Si elle ne vole pas bien haut, la trame narrative de BOMB a le mérite d’être agréablement amenée par des dialogues sympathiques. Dialogues peinant malgré tout à faire mouche, desservis par une interface manquant de feedback et une ambiance sonore globalement trop discrète. Le tout est habillé par une direction artistique frenchy ne manquant pas de fraîcheur, mêlant années 30, Spintales et Crimson Skies à une 3D cell-shadée surtout efficace avec les différents aéronefs.
 

Y a-t-il des contrôles dans l’avion ?

Sitôt lancé, BOMB ne propose pas de didacticiel, tout juste nous demande-t-il « d’appuyer sur tirer pour commencer ». Habile . Ainsi, un détour par le menu des contrôles semble indispensable avant de démarrer. Hélas, ce ne sera pas le seul. Ayant essayé le clavier, la souris, le pad et le joystick, jamais votre serviteur n’est parvenu à obtenir une maniabilité satisfaisante de son coucou. Cela est peut-être dû à un aspect simulation mal dosé, le joueur passant son temps à lutter avec les lois de la physique, peinant à aligner une cible et finissant par arroser le ciel à la mitrailleuse, en priant pour qu’un avion ennemi passe dans son collimateur. Parfois, pris de pitié pour le joueur, les ennemis iront se fracasser d’eux-même contre le relief.
Étant principalement axées autour des dogfights, les missions prennent très vite des allures de purgatoire où l’on passe le plus clair de son temps à tourner autour des cibles ennemies, les rater puis recommencer. De fait, Bomb : Who let the dogfight ? s’avère très difficile, et ce n’est pas le mode « Easy » implémenté quelques jours après sa sortie qui y remédie. Une difficulté élevée, des contrôles récalcitrants et des missions linéaires, il n’en faut pas plus pour décrocher.
 

Droit dans la Zone Danger

Indius-BOMB-03Pourtant, si l’on parvient à éviter la tendinite, à se faire violence et à dompter son avion au mieux, il est possible de voir ce que BOMB a à offrir. Ses environnements sont variés et rafraîchissants, et bien que le moteur maison peine à offrir de belles choses à basse altitude (la faute notamment à une modélisation sommaire), il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour profiter de fabuleux panoramas. Archipels, désert brûlant ou falaises abruptes, on se surprend à échapper un « WOW » de surprise devant le reflet d’un soleil couchant sur les vagues ou la violence d’une tempête tropicale. Autant de moments de grâce condamnés à l’anonymat par une maniabilité qui plane à quinze mille, dommage.

L'avis de la Rédac

4

BOMB: Who let the dogfight ? s'annonçait comme un chouette descendant de Crimson Skies avec des avions rétro-futuristes, une ambiance années 30 à la Super Baloo mais sans les Furrys et un style graphique mignon tout plein. Si le contrat est plutôt rempli pour ce qui est de la direction artistique comme du scénario, le titre prend du plomb dans l'aile, la faute à une maniabilité catastrophique. La linéarité des missions et la difficulté du titre auront vite fait d'abattre la patience du plus tenace des joueurs.

Les Plus Les Moins
  • Direction artistique
  • De loin c'est joli...
  • Dialogues rafraîchissants
  • Trame narrative efficace
  • Contrôles atroces
  • ... mais beaucoup moins de près
  • Difficulté mal dosée
  • Interface sommaire voire datée
  • Absence de didacticiel
  • Manque de variété des missions
  • IA incertaine
Mi-homme, mi-Fuego, le Sergent Cule est un organisme vivant composé à 60% de Guinness, 40% de chips et 10% d'autres trucs divers un peu dégueus. Notre spécimen aime visionner Top Gear en slip, les LEGO et parfois écrire sur, au pif, les jeux vidéos.